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LES MAQUETTES DE LA FRANCE LIBRE |
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LES PILOTES |
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Roland de LA POYPE |
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Roland Paulze d'Ivoy de la Poype est né le 28 juillet 1920 aux Pradeaux (Puy de Dôme), son père ingénieur et colonel de réserve sera tué à l'ennemi en 1940. Le 5 décembre 1939, étudiant, il s'engage pour la durée de la guerre au Bataillon de l'Air 131 du Mans. Affecté comme élève pilote à l'Ecole élémentaire de pilotage d'Angers. Pilote à l'Ecole principale d'aviation d'Etampes en mars 1940, il se rend Angleterre. Il quitte la France à Saint-Jean-de-Luz le 21 juin 1940 sur le "Sobieski", un bateau polonais, à destination de l'Angleterre, avec plusieurs camarades. Parvenu à Plymouth, il s'engage dans les Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL) ; il est promu au grade de sergent le 1er août 1940. Il prend part à l'expédition de Dakar puis à la campagne du Gabon en qualité de mitrailleur du Groupe Réservé de Bombardement n° 1 (GRB1). Cinq mois plus tard, il est envoyé à l'entraînement en Grande-Bretagne ; incorporé dans la RAF, il suit les cours de l'Operationnal Training Unit de Llandowavant d'être affecté au Squadron 602 en février 1941 au sud de Londres. Il est pendant six mois l'adjoint du chef de groupe, un Irlandais du nom de Paddy Funicane. Pendant cette période, il escorte des bombardiers dans leurs missions. Promu au grade d'aspirant en mars 1942, il abat son premier avion ennemi, un Messerchmitt 109, le 22 août 1942. Volontaire pour rejoindre l'escadrille "Normandie", il est muté au groupe de combat n°3 "Normandie" en Russie où il arrive via Téhéran, à Astrakan, le 14 novembre 1942. Sous-lieutenant, pilote chef de patrouille, à bord de son Yak de fabrication soviétique, Roland de la Poype est ensuite nommé commandant en second de la 1ère Escadrille du Groupe de combat n°3 " Normandie " en octobre 1943. Promu lieutenant en décembre 1943, toujours prêt à combattre, Roland de la Poype se distinguera pendant les opérations d'Orel, de Briansk, d'Ielna, de Smolensk, de Vitebsk, d'Orcha, de Borissov, de Minsk et bien sûr du Niemen. Au cours des batailles du front de l'est, il abat 15 appareils ennemis (des Junker 87 et 88, des Messerchmitt 109, des Focke Wulf 190). A deux reprises, le 14 et le 16 octobre 1944, il abat deux appareils dans la même journée. Il prend le commandement de la 1ère escadrille le 25 février 1945 avec le grade de capitaine La guerre terminée, après un bref séjour à Moscou, le Régiment part pour la France et arrive au Bourget le 20 juin 1945. Comme tous les autres pilotes survivants du Régiment, Roland de la Poype, en raison de sa conduite au combat, titulaire de 10 citations à l'ordre de l'armée aérienne et de 2 citations à l'ordre de l'aviation de chasse, et totalisant 1 200 heures de vol est autorisé par Staline à ramener son Yak sur le territoire français. Affecté au 2ème Bureau de l'Etat-major de l'Armée de l'Air en mars 1946, Roland de la Poype quitte l'armée en 1947. Le commandant de réserve Roland de la Poype, redevenu civil exerce après la guerre, plusieurs fonctions : Agriculteur (propriétaire de fermes modèles, éleveur), Industriel (Société d'Etudes et d'Applications du Plastique), Maire de Champigné (Maine-et-Loire) et fondateur du Marineland d'Antibes.
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TEMPEST |
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TEMPEST |
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