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LES MAQUETTES DE LA FRANCE LIBRE |
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LES PILOTES |
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DUPERRIER |
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Bernard Dupérier est né à Paris le 13 juin 1907, son père était administrateur de sociétés. Il suit des études d'ingénieur à l'Ecole Technique Aéronautique et Construction Automobile. Diplômé, il s'engage dans l'Armée de l'Air en 1927 et obtient le brevet de pilote militaire d'avion le 25 mai 1928. En 1928, il est affecté au 37ème Régiment d'Aviation au Maroc et est démobilisé en 1930 avec le grade de sous-lieutenant, il devient pilote d'essais l'année suivante et sera mobilisé comme lieutenant en 1939 au 2ème groupe de la 32ème Escadre Aérienne. Démobilisé en juillet 1940, refusant l'armistice, il part, après une première tentative ratée en juin, pour l'Angleterre en décembre 1940 en passant par les Etats-Unis. Il s'engage dans les Forces Aériennes Françaises Libres le 15 janvier 1941 à New York.Arrivé en Angleterre, il est incorporé aux Forces Aériennes Françaises Libre et promu au grade de capitaine le 8 mars 1941. Affecté d'abord au Q.G. des FAFL, il est muté à l'Operationnal Training Unit 55 (OTU 55) le 8 avril 1941. Alors que son unité est envoyée en repos, Bernard Dupérier demande à être affecté au 615 Squadron qui vient la relever. Il obtient satisfaction à la mi-septembre 1941 avant de rejoindre, lors de sa formation, le Groupe de Chasse "Ile-de-France" (340 Free French Squadron), le 30 octobre 1941, comme commandant de l'escadrille "Versailles". Le 11 avril 1942, il prend le commandement du Groupe, en remplacement de Philippe de Scitivaux, disparu la veille en combat aérien. Bernard Dupérier est promu au grade de commandant le 1er mai 1942 et, trois jours plus tard, remporte une nouvelle victoire aérienne, au cours d'un combat où son groupe détruit trois Focke Wulfe au-dessus du territoire français. Le 19 août, à l'occasion de quatre sorties en appui du raid sur Dieppe, il détruit en participation un bombardier ennemi et en endommage un autre. Le 2 novembre 1942, au cours de sa centième sortie offensive, il abat lui-même deux Focke Wulfe au-dessus d'Abbeville. Début décembre, il est muté au Q.G. des FAFL. En mai 1943, il est affecté au 341 Squadron à Biggin Hill et endommage un Focke Wulfe. Le 30 août, il prend le commandement de l'unité après la disparition du commandant René Mouchotte. Le 24 septembre il en détruit un autre en combat aérien et, le lendemain, est nommé Wing Leader Flying de la Wing de Biggin Hill. Il sera le seul Français - avec Max Guedj - à être nommé au grade de Wing Commander de la RAF. Il prend le commandement de l'Escadre Aérienne de Chasse Française en Grande-Bretagne, le 1er décembre suivant. En février 1944, il est affecté à la section administrative du Quartier Général, puis détaché, en mai, à l'Etat-major du général Koenig, commandant des Forces Françaises en Angleterre et commandant des Forces Françaises de l'Intérieur. Bernard Dupérier est promu lieutenant-colonel le 25 juin 1944 et devient, un mois plus tard, chef du 3ème Bureau de l'Etat-major des FFI en Bretagne où il a été parachuté avec la mission "ALOES". Après avoir essayé d'obtenir la reddition des troupes allemandes retranchées à Saint-Brieuc, il se porte au contact des forces ennemies, au cours de la nuit du 6 août 1944, à la tête d'éléments blindés américains que sa connaissance du terrain lui permet de guider. Il est gravement blessé au cours de cette opération. Le lieutenant-colonel Bernard Dupérier totalise alors 160 missions offensives et 51 missions défensives soit 337 heures de vol de guerre dans la RAF et compte à son actif sept appareils ennemis détruits et quatre autres endommagés. Il a également détruit ou endommagé 20 bateaux. Promu colonel de réserve en 1946, il devient également consultant chez Boeing et administrateur d'Air France. Bernard Dupérier sera député du de 1962 à 1967. Bernard Dupérier est décédé le 8 juin 1995 à Paris. Publications : • La Vieille Equipe, Paris 1946
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